Le nombre de caméras ne suffit pas pour dimensionner la rétention. La capacité utile dépend du débit réellement observé, du mode d’enregistrement, de l’activité des scènes, de la protection RAID, des obligations applicables et du niveau de disponibilité attendu.

À retenir
  • Calculer à partir d’un profil de débit réaliste par type de zone, pas uniquement de la résolution.
  • Faire valider la durée de conservation, les droits d’accès et les procédures d’export.
  • Distinguer capacité brute, capacité utile, marge d’exploitation et capacité de reprise.

1. Identifier les variables qui comptent

Deux caméras de même résolution peuvent produire des volumes différents selon la compression, la complexité de la scène, l’éclairage et le nombre d’images par seconde. Une entrée calme n’a pas le même profil qu’un carrefour fréquenté.

Le mode d’enregistrement — continu, sur mouvement ou selon calendrier — influence fortement le résultat.

  • Nombre de caméras et débit moyen
  • Heures enregistrées par jour
  • Durée de conservation
  • Niveau de redondance et marge d’exploitation

2. Utiliser une formule simple

Pour une estimation, le volume brut est égal au débit total multiplié par la durée d’enregistrement, puis converti de bits en octets. Pour une caméra à débit constant, il faut multiplier le débit en bit/s par le nombre de secondes enregistrées et diviser par huit.

Cette estimation doit ensuite être corrigée selon le mode d’enregistrement et les valeurs réellement observées sur les caméras retenues.

  • Additionner les débits moyens de toutes les caméras
  • Multiplier par les secondes enregistrées par jour
  • Multiplier par le nombre de jours
  • Diviser par huit puis convertir en Go ou To

3. Arbitrer qualité et durée

Augmenter la résolution ne garantit pas automatiquement une meilleure preuve. L’objectif est de distinguer une scène, reconnaître une personne ou lire une plaque selon la zone. Le cadrage, l’objectif et l’éclairage sont aussi importants que le nombre de pixels.

Il est souvent plus efficace d’ajuster le débit et les images par seconde par type de zone que d’appliquer le même profil partout.

4. Prévoir les pertes et la redondance

La capacité nominale des disques n’est pas entièrement disponible après formatage et protection RAID. Une panne de disque, une reconstruction ou un pic de débit peuvent réduire la marge réelle.

Les sites critiques peuvent nécessiter une redondance d’enregistrement ou une réplication ciblée, qui doit être intégrée au calcul et au réseau.

  • Capacité utile après RAID
  • Espace réservé au système
  • Marge pour les pointes de débit
  • Capacité de reconstruction et remplacement

5. Gouverner la rétention et l’accès à la preuve

La conservation doit être justifiée par la finalité et les obligations applicables. Les profils d’accès aux enregistrements doivent être limités, tracés et protégés, car la capacité de stockage ne résout pas la conformité.

Le dossier doit préciser qui peut consulter, exporter ou effacer une séquence, comment l’intégrité d’un export est préservée et quelle procédure appliquer en cas d’incident ou de demande légitime.

  • Durée de conservation validée
  • Profils, habilitations et authentification
  • Journalisation des consultations et exports
  • Procédure d’export, de remise et d’effacement
Questions de cadrage

Ce qu’il faut clarifier avant de décider.

Peut-on calculer uniquement avec la résolution ?

Non. Le débit moyen, la compression, les images par seconde et l’activité de la scène sont nécessaires pour une estimation crédible.

L’enregistrement sur mouvement suffit-il ?

Il peut réduire le volume, mais il faut tester la détection dans les conditions réelles et évaluer le risque de manquer un événement. Certaines zones justifient un enregistrement continu.

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